N° du set6344
FranchiseCity
CollectionPolice
Nb. de pièces149
Nb. de minifig.2
Âge conseillé6+
Prix max. (occasion)15€
Prix max. (neuf)~50€

Ahhh ! 1993, quelle belle année ! Boris Eltsine et Georges W. Bush étaient toujours à fond, Léo Ferré n’allait pas passer l’année, mais bon avec le temps comme qui dirait, tout s’en va. En 1993, on croyait encore au Parti Socialiste quand on était de gauche. Une époque de naïveté pour un monde encore traumatisé par les années 80 dont les tenues et coiffures improbables trouvèrent même un écho dans les premiers épisodes de Friends, écho encore audible de nos jours. En 1993 Lego était bien sur déjà là depuis au moins 30 ans ; et bien que la marque était toujours assez solide, elle allait bientôt passer quelques années difficiles avant que Lego Star Wars (bouh !) ne la sorte du marasme et qu’elle devienne la marque hype et branchée (branchée geek, mais branchée quand même !) que l’on connait aujourd’hui.

C’est donc dans ces années-là, celles où Kurt Cobain hésitait encore sur la manière optimale de se faire sauter le caisson, que nous allons nous transporter avec un truc moins grunge que « Smells like teen spirit » quand même. Plus précisément nous allons commencer ce premier test d’une pièce vintage par la gamme Police, qui je l’avoue tout de suite, sous la contrainte et sans présence de mon avocat, n’est pas forcément ma collection préférée. Mais on va tenter de rester objectif (ben voyons !) et de juger ce set par sa qualité plus que par son univers. Quelle chance d’avoir des beaux-parents qui, à l’inverse de mes propres parents (marxistes, hippies et drogués), savaient manier le martinet ! Ces sets sont donc plutôt bien conservés mis à part des stickers « POLICE » majoritairement absents et quelques pièces blanches parfois trop exposées à la lumière du jour, car c’est la vie mon bon monsieur, avec le temps, tout ça, tout ça…

Allez ni une ni deux, affrontons les mites, cartons déchirés et autres poussières, et ouvrons donc le bousin !

Oui oui, même si la boîte accuse (plutôt bien) les années, tout est là.

– Le montage –

Bon. Une chose est sûre c’est que revenir en arrière au niveau des instructions de montage ça fait toujours mal à la gueule et surtout à l’égo (probable jeu de mot !). On se rend compte de deux choses :
– La première c’est que soit les enfants étaient vachement plus intelligents et patients pour suivre des instructions de montage et désormais eux comme nous sommes devenus plus cons, soit c’était juste super dur déjà à l’époque et Lego a mis 50 ans à s’en rendre compte.
– La seconde c’est qu’à l’époque tous les sets comportaient une tonne de montage alternatifs visibles au dos de la boîte (on y reviendra) qui sont autant d’invitations (hérétiques) de Lego à ne pas forcément suivre le manuel et de se laisser aller à des montages perso (on n’est pas un peu au cœur du pitch de Lego Movie là, non ?).

Comme tout le monde l’aura compris le montage se déroule en deux temps, le premier consistant en la construction du bateau, la seconde (un petit peu plus complexe) en celle de l’avion. On ne manquera pas d’assembler aussi les deux mini-figurines de pilotes, pilotes que voici, là, juste en bas, scrolle un peu la page veux-tu gamin ?!

Chose amusante, la sérigraphie du casque de police connait un léger travers ; à savoir si c’était alors chose courante à l’époque ou non, mais ça rajoute un petit charme.

La construction du bateau s’effectue sans trop de difficulté (si l’on pense bien à vérifier à chaque étape que l’on oublie aucune brique évidemment…) mais l’on y remarque plusieurs détails. On commence par le moteur d’icelui, bien visible et proposant même un capot amovible pour permettre d’y accéder ; il est aussi possible de l’incliner, certainement pour rappeler certains types de moteurs, mais comme en mécanique j’y connais absolument rien, je ne vous ferai pas l’offense de me la jouer faussement en connaisseur avec une rechercher Google. Cela donne, malgré des couleurs un peu criardes, que j’imagine dues à des teintes plus limités sur certaines pièces de l’époque, un coté très intéressant à ce bateau qu’on imagine alors puissant et rapide.

Huit briques seulement pour créer basiquement un moteur en forme de V, sobriété certes, mais c’est plutôt sympa. Enfin … si l’on oublie les couleurs !

Le morceau qui par contre manque d’un peu d’élégance mais surtout de beaucoup de logique, ce sont les briques sous la base du modèle. Là où habituellement Lego croise ses briques dans tous les sens pour renforcer les structures, contre toute attente, des briques sont conseillées d’être posée à côté de la zone où elles pourraient vraiment servir de renfort. C’est d’autant plus aberrant que sur les montages alternatifs ces mêmes briques sont bien placées en renfort au bon endroit.

Absurdité sans fond dans le manuel, les deux renforts de droite devraient théoriquement être déviés d’une case sur la droite. Erreur non-corrigée car constatée trop tard après l’envoi en impression dudit manuel ?
Vue de la cabine. Oui, j’utilise le logiciel Photofloute.

En ce qui concerne l’avion, il n’y a pas autant de mauvaises surprises, même si j’ai beaucoup de mal à comprendre l’intérêt esthétique apporté par certaines briques (notamment des rondes 1×1 rouges pour surélever le support des roues). Le bon coté de cet avion c’est cette caméra embarquée qui se déploie via un système de levier d’antan (c’est vrai qu’on ne les croise plus ceux-là désormais !). Bien qu’on soit dans du fuselage bien bien « carré » dût au fait qu’à cette époque Lego utilisait plus de grosses briques que maintenant – les sets actuels sont eux souvent un empilement de briques de taille moyennes et petites. Certains trouveront la forme plus grossière que ce qu’on trouve de nos jours, mais c’est justement ce qui fait tout sont charme : ce côté brut.

« Allô la base ? Ici Zoulou, on dirait que Charlie se doute qu’on l’espionne !

Comme on peut le voir sur la photo ci-dessus, le siège du pilote dispose d’un appuie-tête, ce qui m’amuse beaucoup, c’est pour ce genre de petits détails que j’aime toujours autant monter des Lego. Pour le reste on est dans du classique avec notamment l’ordinateur de bord standard qu’on retrouve dans quasiment tous les avions de chez Lego

Pour les besoin de ce montage il a fallu que je trouve désespérément une roue avant, qui n’est pas sensée être celle présente sur les photos, elle devrait normalement être similaire aux roues arrières. En passant, quand je dis que le design est brut ça vaut pour le dessous aussi.

Avant de passer (tout de suite) à la vidéo du montage, il est à noter que les réacteurs présents sur cet avion apparaissent en noir dans très peu de sets, sa dernière apparition remonte à l’an 2000 dans le set 8307. Allez, maintenant chose promise, chose due petit montage en vidéo (avec une guest star).

De mieux en mieux. Il me manque plus qu’un fond uni pour ne pas passer une semaine entière de retouches pour une animation de 23 secondes !

– Montages secondaires et Univers –

AH AH AH AH !

Voici l’antre de la terreur ! Les montage secondaires. Autant vous le dire tout de suite, les montages secondaires proposés par Lego sont encore à l’époque très loin de la gamme Lego 3 en 1 qu’on peut avoir de nos jours. Oui car ces montages, bien que possibles (la preuve plus bas), sont souvent des coquilles vides ou disgracieuse, l’intérieur souvent sera bâclé au profit de l’aspect extérieur (comme mon beau-frère Jean-René d’ailleurs). Ah et ils sont pour certains particulièrement difficile à recréer.

Au programme nous aurons un Gros Bateau ™, un Gros Avion ™, une scène où se tient un numéro d’équilibriste, et un … machin zarbi ?

On voit tout de suite qu’on ne fait pas que s’ennuyer dans les commissariats de Lego City !
Difficulté : Facile
J’ai couplé ici deux montages secondaires (car c’était possible) l’un comprend une moto avec une brouette (difficulté 0) et l’autre un stand de tir ? Je ne sais pas.
Difficulté : Coriace
Allez on passe aux trucs plus sympathiques avec le Gros Avion™. Après construction, je trouve la bête très disgracieuse, et trop « plate » pour être crédible. Dommage car l’idée de faire un Gros Avion™ me plaisait bien !
Difficulté : Chanmé sa mère
Et le clou du spectacle, mon préféré, et de loin, c’est le Gros Bateau™ ! La construction demande un peu de prises de tête, d’avancées puis de reculades, mais au final on a un bateau bien plus chouette que l’original (et plein de pièce à coté pour faire des machins).
Difficulté : Difficile

Pour l’univers, je ne vous ferai pas l’offense de vous expliquer ce que fait la police, hein, surtout à toi, Geoffroy, petit voyou trotskyste ! Mais il est intéressant de noter qu’on est ici sur une équipe de surveillance comme le sont nombres de sets de la même époque, l’introduction de sets avec des poursuites contre des « bandits » et autres « voleurs » n’arrivera que quelques années plus tard, si je ne m’abuse. A cette époque Everything Was Awesome en quelque sorte !

– Conclusion –

Eeeeet bien pas fâché de vous avoir présenté ce premier set de la série Vintage, et plutôt content de voir qu’il y a encore beaucoup à faire dans cette série-là (la ludothèque de belle-maman n’a qu’à bien se tenir !). Attention par contre si vous souhaitez acquérir la bête vous-mêmes, n’oubliez pas que les Legos ne perdent pas de valeur avec le temps voir en prennent énormément (petite pensée à toi le Faucon Millénium), Lego prenant soin de bien garantir la montée lente mais sûre des prix du marché secondaire. Rien ne justifie de se récupérer (à moins de Collectionnite Aigüe) un set scellé à 50 euroboules, on trouve encore celui-ci en occasion pour une quinzaine d’euroboules sur les sites en ligne.

Ce set de l’avion et du bateau de police (1993) est quand même bien complet et fait quand même le bonheur du joueur comme du collectionneur, car il permet d’imaginer moult scènettes et interactions entre ces deux véhicules de tailles équivalentes. On n’est quand même pas dans un coup de cœur non plus, car le montage ne comporte pas tellement de surprise et on reste sur de l’attendu.

Bon ben on se retrouve bientôt pour la suite avec des chenilles, de la terre, et des tractopelles ! Bisous les gens !

P.S. : Si vous avez des remarques sur la tenue de ce blog (trop de photos, pas assez, textes trop courts, etc) n’hésitez pas à me laisser des commentaires, et j’essaierai de ne pas les ignorer !