N° du set60194
FranchiseCity
CollectionArctique
Nb de pièces322
Nb de minifigs3 (+2)
Âge conseillé7+
Prix max (2019)49.99€

J’avais grave envie en commençant ce billet de faire une intro qui aurait pu commencer comme ça : « Le vent glacé soufflait sur le désert de Glace, et Helmut reprit une nouvelle rasade de Schnaps. Ses yeux bleus fixaient l’horizon qui s’étendait à perte de vue devant lui, cherchant en vain, une aspérité, une forme brisant la monotonie du paysage de ce Nord ultime… » mais alors que je tapais ces mots, la voix de Gérald Darmanin résonnait à la radio non loin de moi, et ce fut la mort du rêve. J’ai donc ensuite hésité à faire un papier sur Gérald Darmanin et à son influence dans la Lego-sphère… Puis j’ai ri … Ah Dieu ! Qu’est-ce que j’ai ri ! Comme un fou, comme un soldat, comme une star … Vous connaissez la chanson.

Je serai en tout cas ravi d’être certainement le seul idiot de cette planète à avoir réussi à parler de ce sacré Gégé dans un blog Lego, nous pouvons donc passer désormais notre chemin et partir discuter un peu de notre sujet de prédilection : Les petites constructions en Lego. Mon beau-frère et moi – cette phrase commence mal, j’en ai parfaitement conscience – avons récemment eut une discussion sur ce qui fait l’intérêt d’un Lego ? Lui était d’avis que la construction était tout ce qui importait et que je cite « pour jouer, il vaut mieux des Playmobil. » Un accident de la route plus tard, je lui expliquai sur son lit d’hôpital que les Lego aussi étaient d’excellents jouets, voir même que leur jouabilité dépassait tout le reste. Certes on était pas loin de la guerre de religion, mais nous avons réussi à nous retenir, enfin surtout lui, vu qu’il avait les deux bras dans le plâtre.

Heureusement le set que nous allons décortiquer aujourd’hui, le set 60194 dit du véhicule à chenille d’exploration va finir de clore le débat, car s’il y a bien un set pour nous convaincre des possibilités de jeu avec des Lego, c’est bien celui-ci ! Ni une, ni deux, déballons le paquet et commençons à regarder tout ça !

On commence à rentrer dans les boites aux tailles disproportionnées par rapport au contenu.

– Le montage –

C’est donc parti pour un petit déballage en bonne et due forme. C’est la première fois depuis que j’ai commencé ce blog que je déballe un paquet de plus de trente euroboules, et ça va se sentir sur plusieurs points, le premier étant évidemment le nombre de mini-figurines. On va avoir le droit cette fois-ci à la conductrice du véhicule, qui fait office de cheffe de l’expédition de reconnaissance, d’un motard au sourire goguenard, et d’un nouveau journaliste, cette fois ci caméra au point, qui se trouve être peu ou prou la même que celle déjà présente dans le set des explorateurs de l’arctique. En plus de ça, car c’est festival, Lego nous ajoute un petit chien husky comme ceux qu’on trouve à la pelle déjà dans les calendriers de l’avent Lego depuis quelques années, et un ours blanc, car bon, avant que la banquise ait complétement fondue sous l’effet du réchauffement on va continuer à faire comme si on en croisait à tous les coins de rue dès qu’on arrive au dessus du péage de Montauban (ce qui j’ai l’impression correspond plus ou moins à la définition du Nord dans la région qui m’a récemment recueillie).

Entre ces figurines-ci et les quelques accessoires pas vraiment nouveaux que nous avons dans ce set, il y a déjà énormément de possibilité de jeu. Si on rajoute à cela plusieurs objets à monter (et que je ne ferai pas en stop motion, vu leur total manque d’intérêt du montage) comme la moto neige et l’outil pour prélever des carottes de glaces, alors là on a de quoi largement imaginer pleins d’histoires et de scénettes.

Avec ce test je vous présente aussi mon mur de glace, certes celui-ci n’étant pas fini, il n’arrêtera ni Dragon des glaces, ni Marcheur Blanc, mais ça rajoute un petit fond sympa.

Histoire d’agrémenter mon propos je vous ajoute ci-dessous quelques petites scénettes torchées en cinq minutes montre en main, et qui prouvent bien qu’on a déjà suffisamment de quoi jouer avec ce set en attendant l’immense (je devrai dire monstrueusement immense) véhicule, qui ajoutera encore bien plus de jouabilité aux figurines déjà présentes. Certes j’avoue que je rentre un peu en contradiction avec mes propos d’auparavant considérant que des figurines dans un set mouais ça faisait pas tout, mais lors du set incriminé (le 60191) il n’y avait pas beaucoup de construction à coté pour justifier l’appel de set, ça ressemblait plus à un Starter Pack qu’autre chose. Sur ce set-ci c’est tout à fait différent.

Bon on va pas non plus faire mille photos, je pense que vous avez compris le message !

Un fois l’outil de prélèvement et la moto de montés, il est temps d’attaquer d’abord les deux (oui) monticules de neige qui vont constituer l’environnement initial de jeu. Le premier contiendra en son sein diverses carottes de glace qui pourront donc être prélevées avec l’outil précédemment monté et l’une d’elle contient une libellule tampographiée sur un brique transparente. Le second monticule est en fait l’entrée de la grotte de l’ours. Détail amusant, le premier monticule est balisé par des briques certainement déposées là par l’explorateur du set 60190 de l’aéroglisseur de l’arctique, chargé justement du balisage. Ce genre de tout petit détail très anodin a tendance à me mettre en joie.

Une fois l’environnement bâtit, on part sur la construction du véhicule, qui sans être d’une incommensurable difficulté, nous prendra un peu de temps pour être construit proprement. pas de briques tampographiées ici, dommage, mais pas beaucoup non plus de stickers à coller, même si celui qui fera office d’écran d’analyse géant dans le laboratoire embarqué est un peu plus compliqué à coller. On commence par monter la structure de base et le gros du poste de pilotage ainsi que le coffre dans une première partie, puis dans une seconde partie, on se concentre sur le finitions et sur la pose correcte des roues et du système de chenille, empruntant beaucoup à une construction plus Technic que System, bien qu’on reste quand même sur quelque chose d’assez simple.

Au final le véhicule se compose d’une rampe d’accès à l’arrière qui lui permet de garer la moto neige ou d’embarquer le journaliste (au choix), d’un petit laboratoire d’analyse qui lui permet de faire une première … analyse des échantillons prélevés dans les carottes et d’un poste de pilotage conséquent. Usons de superlatifs généreux, et disons que ce véhicule est vraiment magnifique. Le seul micro bémol c’est qu’il est parfois un peu compliqué de poser un personnage assis dans le laboratoire, c’est pas catastrophique, mais ça demande de s’y reprendre parfois à deux fois.

Petite vue du laboratoire d’analyse depuis le poste de pilotage. Les échantillons se posent de l’autre coté de l’écran et se retrouvent pile dans l’aire délimité par le sticker.

Allez on a fait le tour pour tout ce qui concerne le montage, je vous laisse juger de celui-ci dans la vidéo qui suit.

Ça devient vraiment n’importe quoi ces vidéos !

– Interactions et Univers –

Il y a tellement de choses possibles à faire avec ce set (et encore plus si l’on est de ces gens capables d’imaginer construire quelque chose d’autre avec les briques en présence, chapeau bas à ce sujet d’ailleurs, messieurs-dames) que j’ai du mal à vraiment choisir par où commencer …

Mais commençons avec le prélèvement des carottes de glace. L’idée toute bête cette fois-ci n’est pas dans la récupération d’un animal encore plus gros (non ça c’est pour un autre article, patience) mais dans des prélèvements qui permettront de mettre à jour une libellule prisonnière des glaces. Le système, bête comme chou lui aussi, marche vraiment très bien ; on se plait à imaginer les personnages venir sur le site pour commencer des analyses sur les premiers échantillons d’un endroit prometteur pour de futures fouilles.

« Chef, j’ai trouvé un animal préhistorique partouzeur de droite, je fais quoi ? »

L’ajout du reporter permet en plus de rentrer plus loin dans l’idée d’une découverte scientifique de premier ordre.

« Souriez, c’est pour mon compte instagram ! »

Le toit de la cabine de pilotage se déclipse très facilement, loin des toits à démonter pièce par pièce des temps anciens qui ont vu ma jeunesse se faner si rapidement, et permet d’accéder, on l’a vu tout à l’heure, assez facilement au laboratoire embarqué, qui est l’idée aussi géniale qu’inattendue de ce set.

La vraie question c’est qui entre la cheffe d’expédition et le motard est le scientifique capable d’analyser l’échantillon ? Un débat se déroulera dans la salle des fêtes derrière la mairie pour décider de la réponse à cette question qui passionne les français.

Dernier point, et non des moindres, la moto qui accompagne le véhicule à chenille, permet d’imaginer toutes sortes de voyages, pannes et autre péripéties. Son petit espace de rangement dans un véhicule plus important est aussi une excellente idée. Une fois la moto sortie, on peut embarquer la totalité de l’équipe en vue d’un déplacement, ça change de pas mal de sets où l’on se demande parfois comment font tous les personnages pour rentrer dans le véhicule.

Zou, on rentre prendre un café.

En bref l’univers des l’exploration arctique n’a jamais été aussi bien rendu jusque là que dans ce set. On est complétement immergé dans cette histoire grâce à l’environnement dense et précis, au véhicule ainsi qu’aux quelques friandises (l’ours, la moto) qui rajoutent à la jouabilité de l’ensemble. Comme quoi, pas besoin de lance-machins (comme dirait un certain blogueur Lego) qui envoient des briques sous la commode du salon ou dans l’œil de mémé Jeanette pour s’amuser. Un set solide et bien construit suffit amplement. J’ai oublié d’ailleurs de préciser que l’ensemble résiste plutôt bien à une chute depuis la table du salon justement, et ne se disperse pas en dizaines de morceaux façon puzzle, et ce n’est pas un mal !

– Conclusion –

Vous l’aurez compris depuis quelques paragraphes, je suis fan. Je suis complétement conquis par ce set qui malgré, on est d’accord, un prix frisant les 50 euroboules, vaut largement le coup. Le set 60194 du véhicule d’exploration à chenilles est un must, il propose un engin dont le design traduit parfaitement la puissance. Gros coup de cœur sur ce set, qui certainement se trouve d’ailleurs moins cher chez les truands du web si jamais vous prenez la peine de vous lancer dans une recherche sur le net.

Petite vue du set quasi-complet.

Je ne peux pas rajouter grand chose de plus que cela. L’engin est fantastiquement bien conçu, robuste, contient plein de petits rangements et son labo embarqué, bien que sommaire, est vraiment chouette. Les personnages sont nombreux, et les figurines d’animaux permettent de rajouter au décor une touche de « vivant » bienvenue.

Si on est parfaitement honnête, pour revenir sur le prix, le vrai problème que j’y vois c’est ces fameux 50 euroboules de base. En revenant deux minutes sur les spécifications du set 60193, on voit qu’on se prend 20 euroboules de plus pour même pas 50 briques. Dix de moins et j’aurai vraiment dit qu’il ne fallait pas se retenir si l’on voulait offrir un magnifique cadeau à un fan de Lego, mais à 0.4€ la brique ça fait quand même un peu mal là où ça ne devrait pas. Dommage, on est passé à ça, et je ne comprend pas ce qui a pu passer par la tête de Lego lors de la définition du prix !

Allez je vous laisse avec une petite galerie de photos prises avec mon petit mur de fond, et je vous dis à bientôt pour un nouveau petit test, bien que je n’ai pas encore choisi véritablement quelle sera ma prochaine victime.

Ah et au cas où vous ne seriez pas au courant, Lego prévoit de sortir d’ici la fin de l’année une nouvelle série de Lego Espace, cette fois-ci affiliée à City, autant dire qu’on va pas manquer de vidéos en stop motion !