N° du set4433
FranchiseCity
CollectionSport mécanique
Nb de pièces193
Nb de minifigs2
Âge conseillé6+
Prix max (occasion)12€
Prix max (neuf)35€

Nathan fonçait à toute allure entre les tourbières et le terrain traître et marécageux de cette zone du parcours. John et Chuck étaient tous deux tombés ici au dernier tour, et il ne restait plus que lui et Mélanie … La garce ! Elle ne respectait rien. Ni les règles officielles de la course, ni même le respect qu’on doit à ses adversaires. Un coup d’œil dans le rétroviseur suffit à Nathan pour voir qu’elle le suivait de près, de très près. Il braqua à gauche, puis à droite, son bolide grinçant et hurlant à chaque dérapage et à chaque demande de trop de son pilote. Nathan sentait vibrer la machine, il sentait le moteur lancé à pleine vitesse dans la dernière ligne droite. Il sentait gémir les amortisseurs et la carlingue à la moindre bosse, aux moindres soubresauts. Les deux véhicules, si rapides que presque flous, allaient bientôt se toucher.

Fin.

Oui j’ai décidé de finir abruptement cette petite introduction sur les rutilants moteurs de courses et leurs divers châssis et tas de viande que l’on appelle aussi chauffeurs. Je me connais, j’ai faillit une fois encore vous faire le coup de la télé qu’on éteins ou de la console qu’on arrête… Mais où est donc passé mon imagination ?

On est quand même sensé parler de Lego ici, et bien laissez moi donc revenir en l’année 2012, certes si peu lointaine, mais où Greta Thunberg n’avait encore que 9 ans et n’était pas encore la navigatrice controversée qu’elle est maintenant. Je suis sûr d’ailleurs qu’elle a trouvé une brique ou deux accrochées à un Lamentin pendant sa traversée. Comment ça j’ai dit qu’il fallait que je revienne au sujet principal ? Mais j’y viens voyons, ne me brusquez pas ! Je ne suis pas un pot de Nutella en promotion !

En 2012, donc, Lego sort ce set prometteur qui me rappelle à chaud un fameux ensemble Playmobil des années 90, proposant exactement la même chose, mais en beaucoup moins bien vu que ce n’était que de bêtes Playmobils tout laids avec leur fameuse absence de coude. Je suis évidemment d’une totale objectivité. La proposition de détrône cet ensemble connu est alléchante alors, c’est parti, déballez-moi ça tout de suite qu’on en finisse, comme le dit la bergère au berger !

Y’a pas à dire, on est quand même plusieurs crans au dessus de ces bêtes Playmos !

– Le montage –

Ah ! Ben s’il y a bien un set qui se fout pas de nous au niveau de ce qu’il propose en termes d’ustensiles et d’outils, c’est bien celui-ci ! Toute la trousse à outils du parfait petit mécanicien de plastique est présente. Ça plus deux coiffes par mini-figurine ce n’est quand même pas si courant. On rajoute à cela deux motos (c’est quand même le centre d’intérêt principal de ce set pour ceux qui en font l’acquisition … enfin je suppose) et deux petites boîtes à outils. Tout ceci additionné, on a devant nous un panel extrêmement large pour jouer alors que le montage à proprement parler n’est pas encore commencé. Je crois avoir rarement vu un set Lego proposant autant d’outils différents et d’à-côté, surtout au prix où cela est actuellement vendu.

Les deux mini-figurines ont vraiment une bonne gueule, et ce n’est pas pour me déplaire. On sent les deux personnages frisant les quarante-cinq ans, un peu vieux-beaux sur le retour, et pratiquant leur sport mécanique depuis des décennies. C’est fou ce qu’un simple visage peut raconter comme histoire ! Regardez-les et osez me dire le contraire dans les commentaires ! Ouais Geoffroy, même toi avec ton petit sourire narquois de crypto-communiste !

Parfois on me demande si je prend les photos des mini-figurines de dos simplement parce que j’ai une passion inavouée pour les fesses en plastique !

Au bout d’un moment, ce qui nous intéresse quand même est le montage de la bête, alors allons-y. Je suis un peu mitigé sur le choix des couleurs du set qui bien qu’efficaces, manquent un peu de panache, surtout pour un set relativement récent (seulement sept ans au compteur) et qui pouvait alors déjà profiter d’une gamme plus large que dans certains sets plus anciens déjà testé par votre humble serviteur. La construction commence par la jeep. Assez logique ! Elle ne propose pas de challenge particulier au niveau montage (d’un autre côté je ne pense pas être le cœur de cible du produit !) mais reste agréable et offre un design convainquant.

Une de mes petites (et agréable) surprises durant cette construction fut la présence de la roue de secours se clipsant sur le toit du véhicule. C’est un petit rien mais qui comme tous les détails flattent l’œil exigeant du constructeur barbu que je suis.

Oui, j’ai évidemment clipsé et déclipsé le machin vingt fois d’affilé avec un sourire niais.

On monte ensuite la remorque, ce qui se fait assez rapidement mais permet de transporter et d’avoir sous la main l’intégralité du matériel présent dans le set … sauf le pistolet à graisse qui se retrouve sans rangement, et est condamné à être posé soit dans le coffre de la jeep, soit mis de côté. C’est un peu dommage quand on voit les rangements pour tout le reste, de voir que cet outil-là ne rentre dans aucun tiroir ! J’ai un sentiment une fois le set terminé de ne pas avoir vraiment eut l’impression de passer près de deux cent briques dans la construction de ce set. Je ne sais pas vraiment à quoi cela est dût, certainement, au fait notamment que la remorque n’est pas la chose la plus palpitante que j’ai construit et qu’elle en utilise déjà plusieurs dizaines à elle seule.

Enfin assez blablaté il est temps de passer à la vidéo de montage (à nouveau sans bruitage parce que j’ai une flemme digne des meilleurs dimanches après vingt heure). Ladite vidéo est agrémentée de la toujours excellente musique du jeu vidéo Advance Wars – Dual Strike. On ne se refuse rien !

De la nécessité d’un photobomb flou à la fin d’une vidéo.

– Interaction et univers –

L’atelier du parfait petit mécanicien.

Ah les joies du hors-piste et de la moto-bécane lancée à toute allure sur la boue … Bon, j’avoue, ce n’est vraiment pas ma came. Il y a des univers qui m’intéressent et d’autres moins, et là on est dans le moins. Je ne suis vraiment pas un adepte des gammes Speed Champions et autre Lego Racers, c’est comme ça. Ça ne m’empêche pas pour autant de voir les qualités profondes du produit et surtout ce qu’il a à proposer aux enfants comme aux fans exigeants que nous sommes.

Tout d’abord, l’univers est respecté à la perfection et mieux encore. On a un set plus que complet, qui permet d’avoir déjà une Jeep magnifique qui rappelle un peu celles de Jurassic Park avant que ce dernier ne devienne une licence officielle estampillée Lego. Celle-ci, construite en premier permet déjà d’imaginer moult scénettes et situations de jeu dans un monde de courses tout-terrain. Son coffre spacieux est aussi une très bonne chose, et nous ne regretterons pas sa présence !

Le coffre arrière de la jeep est assez spacieux pour contenir un ou deux mini-figurines.

Pour ce qui est de la remorque, Lego nous rappelle ici, comme s’il y avait besoin, sa capacité à proposer un maximum d’éléments de jeu en un minimum d’espace et surtout de nous faire comprendre à quoi servent les objets présents en un minimum de briques. Sur la photographie ci-dessous on a pelle-mêle deux caisses à outils détachables proposant chacune un panel assez bluffant d’outils. Des bombes anti-incendie sont présentes aussi ainsi qu’un ‘repose-casque’ sur chacune des caisses. Les deux motos y sont maintenues pas un système d’accroche robuste et deux drapeaux de course sont fixés entre les deux engins.

On a rarement vu plus efficace surtout sur la largeur de l’engin. C’est de l’ordre de ce qu’on peut voir sur le toit du van des surfers, mais avec moins de briques encore (et un peu plus de simplicité aussi, le public visé n’étant pas le même comme déjà dit).

C’est vrai que c’est condensé ! Mais diable ça marche à chaque fois.

On possède donc avec ce set de quoi faire des courses de motocross, mais aussi de quoi commencer son petit atelier de réparation mobile qui, j’en suis sûr ravira tout ceux que l’idée de construire un garage en petites briques de plastique titille. Comme le prouve tous les cliches montrant des petites scénettes de cet article, rien n’est alors plus simple que de s’inventer des situations ordinaires ou extraordinaires pour servir de base au jeu une fois la phase de construction terminée.

Le set est donc bien complet (plus encore que le playmobil, bien fait !) et pour un prix somme toute raisonnable encore, vu le peu de valeur que prennent les sets Lego City ayant moins de dix ans, à l’état neuf ou quasi-neuf. Si l’on apprécie l’univers des sports mécaniques, je pense que c’est un des meilleurs choix que l’on peut encore avoir, le thème du hors-piste étant somme toute encore assez peu développé chez Lego.

Haut-les-mains mon gars ! Je t’arrête pour choix de couleurs douteux !

– Conclusion –

En avant vers la win les amis !

Alors alors … Que penser au final du set 4433 dit du transport de motos tout-terrain ? Et bien que, malgré mon manque d’amour de la chose, ce set est vraiment bien foutu sur tous les points. Si j’ignore encore son prix de départ lors de sa commercialisation (certainement aux alentours des vingt euroboules m’est avis), il reste un des sets de deux cent pièces les plus complets que j’ai eut à tester jusque là. Que ce soit le nombre de mini-figurines, les ustensiles divers et variés ou encore le nombre de pièces, tout cela va dans le sens d’un excellent rapport qualité/prix.

Le seul reproche que je pourrai lui faire donc, c’est les couleurs choisies par le designer. En 2012, Lego avait déjà développé des briques de couleurs plus fo-folles que du gris et du rouge, comme le montre notamment la couleur verte d’une des motocross, et il aurait été plus inspiré de voir un peu plus de couleurs dans une gamme dont l’action se déroule en dehors de la ville.

« Allez John ! Viens avec moi ! Allons faire des drifts dans la ZAD ! »

C’est donc la fin de cet article, même si j’ai la désagréable impression qu’il y avait certainement plus à dire sur ce set que je n’en ai dit, dût à mon manque avoué d’intérêt pour l’univers proposé et ce malgré les qualités indéniables des constructions proposées. Pas de montages secondaires là encore, set de 2012 oblige, mais nous y reviendrons bientôt, point d’inquiétude !

Sur ce, je vous souhaite une bonne journée, car je suis de bonne humeur et vous dis à bientôt pour un nouvel article !

John et Williams. Amis, amants mais pilotes de tous les dangers avant tout.

P.S. : Si vous avez des remarques sur la tenue de ce blog (trop de photos, pas assez, photos mal faites, textes trop longs, trop courts, etc) n’hésitez pas à me laisser des commentaires, et j’essaierai de ne pas les ignorer ! Ah et tant que j’y suis, je revends ce sets, vu que je commence à accumuler trop de Lego et que mon rangement maniaque m’impose de faire des choix pour faire de la place ! Si vous êtes intéressé, n’hésitez pas non plus à le signaler !