N° du set60195
FranchiseCity
CollectionArctique
Nb de pièces786
Nb de minifigs6 (+1)
Âge conseillé7+
Prix max (2020)99.99€

Dans le Nord, le vrai, le froid n’est pas quelque chose qu’on prend à la légère. Ah ça non ! Il y a des nuances, des subtilités dans le froid, qu’on ne découvre qu’après avoir tenu les engelures à distance tout en espérant que la tente ne soit pas défaite par le souffle glacé des bourrasques arctiques. Tous les Mike Horn de la planète savent qu’il ne faut pas défier la nature dans les contrées glacées où seule la camaraderie et la chaleur humaine peuvent sauver d’une mort certaine les âmes en détresse. Dans le Nord il y a tellement de manière de mourir qu’on ne les compte plus, et ce malgré qu’ici bas, nous avons la chance que les morts-vivants que l’on rencontre dans les séries à succès n’existent pas en dehors de l’hémicycle … Mais le Nord n’en a pas besoin. Non, il est la mort à lui seul, il est l’ultime défi et l’ultime voyage pour l’aventurier. Il est aussi une terre riche en ressources comme le bon pétrole des familles que des hommes, à peine plus scrupuleux que le renard face à une poule unijambiste, vont s’empresser de piller, au cas où, on ne sait jamais, foutu pour foutu, autant niquer la planète de haut en bas. Soyons rassurés, Lego n’est pas de ceux-là, et face à l’angoisse générée par les foreurs de permafrost, c’est la science et la recherche qui sont encore et toujours mises à l’honneur chez nos petits bonshommes en plastique. Ça et les gros véhicules qui tournent au gazole et qui driftent sur la banquise.

J’ai pas mal tergiversé (le mot est beau, et de circonstance qui plus est) depuis le premier article de ce blog magique et merveilleux, plein de bisous et de paillettes. Le premier article proposait alors aux trois personnes qui suivaient alors ce blog que sont ma femme et mes parents, de découvrir la nouvelle mouture de l’exploration arctique imaginée par Lego. Je me lançais d’ailleurs un peu dans l’inconnu, et ça me prenait surtout vachement moins de temps d’écrire un article comme celui sur le set 60190 de l’aéroglisseur de l’arctique. Dieu que le temps a passé ! Un an déjà ! A l’époque j’étais jeune et plein d’illusion. Enfin … jeune … plus jeune quoi. Détournez le regarde de ma calvitie, s’il vous plait. Et c’est fort de ce constat et surtout en voyant les améliorations successives portées à ce blog, pour atteindre un niveau de qualité « Excelsior ! », que je me lance ENFIN dans la présentation de cet immense set de la base de l’arctique. Attention parce que l’article sera long, la base étant construite comme une suite de véhicule ultra imposants, dans la lignée de ce qu’on a pu découvrir avec le set 60194 du véhicule à chenille d’exploration.

Cette petite présentation faite, je vais essayer de ne pas vous spoiler toutes mes réflexions dans l’introduction, et je vous propose de partir directement dans ce qui nous intéresse. Allez la France ! Courage ! Notre devoir sacré nous appelle, ouvrons donc cette boîte Lego et déversons les centaines de pièces présentes dans la boîte sur notre petite table de montage !

Alors oui, là on est parti pour quelques heures de travail … Je me rends compte que je n’ai pas ajouté les livrets d’instruction dans ce cliché, mais j’ai une super excuse : Je manquais de place !

– Les mini-figurines –

Oui, pour l’occasion j’ai décidé de faire une rubrique de plus vu le nombre impressionnant de figurines et d’outils divers et variés présents dans la boîte. Il serait aussi dommage de vouloir passer là dessus trop vite et d’oublier de mentionner quelques subtilités. On ne vas pas tourner autour du pot mais évidemment la figurine que tout le monde veut voir quand on ouvre la boîte (et que Lego est bien urbain de nous laisser monter de suite) c’est le mammouth ! Impressionnante figurine toute marron dont la taille gigantesque en fait une pièce maitresse. C’est aussi une pièce complètement exclusive, car nous ne la trouvons jusque là que dans ce set (comparativement aux tigres à dents de sabres, visibles dans deux sets déjà). La figurine est forcément extrêmement bien réalisée vu sa taille, et la mobilité de la tête est très sympathique. Elle ne permet malgré les apparences que deux mouvements, soit haut et bas, soit gauche et droite, les mouvements intermédiaires sont impossibles. Ce n’est pas gravissime car on peut aussi faire des rotations et que l’on n’a pas besoin de plus.

Si ça c’est pas de la maxi figurine de compétition !

C’est évidement la seule figurine pré-historique présente dans la boîte (mais quelle figurine !) les six autres figurines étant réparties aux commandes des différentes fonctions de la base. Lors du montage, il est à noter que seules trois figurines (la pilote de moto neige, la cheffe d’expédition et l’explorateur/escaladeur) sont proposées. Les trois autres (le laborantin, le pilote de l’engin de découpe puis le pilote de la grue) sont proposées au montage successivement lorsque leurs véhicules sont proposés à la construction. Les deux figurines les plus intéressantes sont celles du laborantin et de la cheffe d’expédition. La cheffe possède une coiffe inédite jusque là et un visage inédit lui aussi. Le laborantin utilise un buste inédit. Les deux noms que je donne aux personnages ne sont absolument pas données par Lego, mais je trouve que ça collait pas mal à l’ambiance.

J’imagine la cheffe d’exploration comme une version PVC de Demi Moore dans G.I. Jane !

A ceux-là s’ajoutent donc la pilote de moto de moto-neige et le pilote d’engin, deux figurines connues, notamment la seconde qu’on retrouve déjà dans la boîte 60192 du véhicule arctique. La moto-neige qui se trouve fournie avec la pilote est la même que celle de la boîte du set 60194 du véhicule à chenille d’exploration et c’est en ré-ouvrant cette dernière que je découvre que Lego n’a pas donné à la pilote le même buste pour les mêmes fonctions que celle du pilote masculin de la boîte pré-citée (ce qui est assez étonnant, un oubli peut-être ?). Pour le reste, les tenues et la moto sont parfaitement identiques à celles des boîtes précitées.

Pourquoi la totalité des pilotes de moto de cette collection ont des têtes d’hommes (et de femmes) de main de la mafia sicilienne ?

Les mini-figurines du pilote de la grue et de l’explorateur sont elles aussi parfaitement connues et déjà vues dans le set 60190 de l’aéroglisseur de l’arctique pour le premier (ce lien ne nous rajeunit pas d’ailleurs !) et dans le set 60193 de l’hélicoptère arctique pour le second. On est sur des figurines exactement similaires avec d’ailleurs souvent un outillage attribué tout à fait identique. Pas de grande surprise, mais c’est toujours ça de pris pour compléter l’équipe arctique, qui a décidément une gueule beaucoup plus attrayante que les versions précédentes (le choix des couleurs, man, le choix des couleurs !).

Franchement, ça a pas l’air d’être la grosse déconnade en arctique …

On possède au final en quelques assemblages rapide un choix assez fou (mais bon dans une boite à près de cent euroboules, le contraire aurait été un peu indécent !) de personnages pour nos aventures enneigées. au menu des divers outils outre la moto et deux caisses pour les ranger, nous avons quelques raquettes pour la randonnée, une foultitude de pioches, scies et autres marteaux-piqueurs, une radio et surtout deux tasses à café (nous y reviendrons !). Tout cela trouve évidemment sa place, comme vous le remarquerez plus loin si vous osez poursuivre dans la lecture de ce billet, dans les divers véhicules qui composent cette base mobile.

Il n’y a par contre pas assez de bras dans ce set pour tout utiliser, à moins d’imaginer que n’importe quel scientifique possède la force d’utiliser deux scies circulaires en même temps.

– Le montage –

Le montage s’effectue en six étapes si l’on compte le montage des mini-figurines et des diverses motos et caisses qui les accompagnent. Pour ce qui est de la première on va donc rapidement passer dessus, son principal intérêt en plus de fournir le sempiternel répits aux parents pendant que les enfants se battent entre eux pour savoir qui aura le plus de mini-figurines pour jouer, et de proposer un système de fermeture aux boites qui contiennent le matériel et qui – on s’en rendra compte plus tard – permet aussi d’élever le mammouth (et non, je ne parle pas du corps enseignant !).

Toujours agréable de pouvoir ranger les ustensiles en un même endroit et de ne pas avoir à les chercher un par un dans les cinquante trois compartiments différents qui composent un set.

On part ensuite sur la construction d’un sarcophage en glace et neige pour contenir le mammouth (car oui, il est mort, tout comme le soleil). L’opération est rapide bien qu’un peu répétitive. Comme dans tous les sets arctique 2018, il est construit pour être facilement démonté et remonté (suivant les principes qu’on retrouve notamment dans les étages des bâtiments Creator Expert) bien que j’ai trouvé la structure de celui-ci un peu trop fragile. J’imagine que le designer a dut faire des compromis car la surface à retirer pour dégager le mammouth est assez importante.

Ce n’est pas non plus horripilant, ça tient, mais il faut éviter d’avoir à le déplacer trop souvent. Vient ensuite une sorte d’ascenseur émotionnel dans la construction. On enchaine vite avec la création de l’engin de découpe, très plaisante et qui reprend les canons posés par les précédents sets. On remarque une similitude entre sa structure et celle, plus sommaire, du véhicule arctique. Le moment du montage des roues est toujours exaltant avec cette collection car les véhicules doublent alors toujours leur hauteur à cette occasion. On enchaine alors ensuite avec le montage de la plate-forme logistique qui permet de déplacer moult choses (nous y reviendront plus tard là aussi) mais là, rien d’exaltant. On est peu ou prou en train de monter une remorque sur ski. Elle a au moins le mérite d’exister pour permettre de transporter personnel et matériel depuis un point A à un point B. Enfin j’imagine …

Viens ensuite la construction du laboratoire, et là c’est du bonheur en barre. On retrouve nos constructions intelligentes avec la satisfaction de comprendre que chaque brique présente dans l’habitacle apporte une fonction particulière à l’ensemble. Sans faire trop de hors sujet, on construit notamment une salle d’analyse sommaire, la fameuse machine à café (oui parce que depuis le temps … je me demandai d’où le véhicule arctique récupérait le précieux breuvage au délicieux gout de chaussette), ainsi qu’un lit d’appoint. Mince j’ai tout dit ! Le toit permet d’accéder à l’intérieur sans trop de problème pour un enfant, comme pour un adulte.

On finit avec le montage de la grue, clairement le clou du spectacle, qui nous prendra beaucoup plus de temps que les autres véhicules. Le châssis est tout d’abord imposant mais se bâtit étonnamment vite. Le gros de la construction sera sur la cabine dont la forme assez unique est assurée par diverses techniques de construction assez rares à voir en City. Une fois celle-ci terminée le montage de la grue est rapide et le mécanisme, bien que désormais parfaitement connu, est toujours très sympathique à monter ; il permet d’aborder des principes de levier avec sa progéniture, ce qui n’est pas non plus à mettre de côté !

Le moteur de la grue, un des rares systèmes d’engrenage de la gamme city à avoir un véritable effet de levier.

Bon j’espère ne pas vous avoir complétement anesthésié avec le descriptif du montage mais à chaque peine sa récompense … Voici donc la vidéo de montage que tout le monde regarde avant de clore l’article ! Plusieurs choses à dire à ce sujet. Premièrement si la plupart de mes vidéos me demande au maximum 450 à 500 clichés pour avoir un peu de matière (surtout les dernière, beaucoup plus fluides que les premières), celle-ci en comporte plus de deux milles. Oui.

Toujours au sujet de l’animation, j’ai décidé de faire marcher les mini-figurines (enfin !), ce qui est un test sera certainement la norme désormais, n’hésitez pas à me dire dans les commentaires si le jeu en vaut la chandelle. Ensuite c’était l’occasion de mettre en place un nouveau fond pour mes vidéos ! Le fond arctique (dont la vidéo du set 60194 était alors une ébauche) est enfin fini. Il sera certainement encore légèrement modifié, mais j’en suis plutôt fier. Il faut aussi savoir que la musique accompagnant cette vidéo est un morceau des puissances soviétiques (Bigfoot) dans le bon vieux jeu Alerte Rouge premier du nom, je trouvais que ça collait bien à l’univers.

Tout dernièrement, il est à noter que j’ai (re)lancé une chaine Youtube pour permettre aux malades qui veulent (re)voir mes vidéos et seulement celles-ci de les retrouver rapidement sans avoir à éplucher le blog. La playlist est consultable directement ici.

Je vous avoue qu’après ça je vais me faire un petit camion de pompier pour passer moins de 3 jours à prendre des photos.

– Interactions et univers –

Comme déjà fait plus haut, je vais segmenter un peu le test entre les différents véhicules pour plus de clarté ; il est par contre à noter plusieurs choses concernant le set. La première c’est que tous les véhicules ont la possibilité de s’accrocher les uns aux autres comme un train sur la glace. La seconde c’est qu’ils forment un tout cohérent. La scie coupe la glace de bloc, le laboratoire récupère des échantillons et les analyse, pendant que la grue récupère le mammouth et le transfère sur la plateforme pour ensuite le ramener vers la base. Avec ça en tête, parlons donc de notre base points par points.

– Le mammouth congelé et la découpeuse –

J’ai fouillé un peu l’internet, et j’avoue que je préfère la version du mammouth congelé de Lego à la réalité, légèrement plus proche du tapis dégueulasse.

Comme déjà dit plus haut, le bloc de glace contenant le mammouth est fait pour être détruit dans son ensemble de manière à dégager l’antique pachyderme. Le concept est efficace comme toujours dans la gamme arctique 2018, et fonctionne à merveille. Pas besoin de forcer ou d’avoir un démonte pneu sous la main pour la chose, une simple pression et zou, c’est par terre.

Niveau interaction, on comprend donc immédiatement à quoi sert l’énorme scie circulaire sur roue que l’on construit un peu après. L’utilisation de cette dernière est un vrai plaisir, car tout ici est dans la démesure. Une scie de cinq mètre de diamètre c’est tout de même assez peu courant, et l’air de ravi de la crèche du pilote laisse peut être douter de sa santé mentale, mais c’est diablement efficace pour ce qui est du jeu.

L’arme du crime.

On ne vas pas broder non plus inutilement, on aura bien compris le fonctionnement et l’interaction entre ces deux constructions du set. C’est réussi, certes, mais pour me répéter à nouveau, au prix où la boîte est vendue, c’est bien la moindre des choses. Jusque là pari réussi en tout cas pour Lego de ne pas faire regretter l’achat.

Libéréééééééeee ! Délivrééééééeeee ! (j’assume complétement)

– La plateforme logistique –

Pas sexy pour un sou, mais plutôt pratique à l’usage.

Ah la plateforme logistique. Certes j’ai un peu pesté en montant l’engin, car vraiment ça ne casse pas trois pattes à un canard en bioplastique, mais elle a au moins l’intérêt de permettre une interaction avec la plupart du reste du set – bon d’un autre coté, on est presque sur une plaque de base niveau complexité – On pourra donc y caser à loisir les différents éléments présent dans le set comme les caisses de matériel, la moto, et surtout le mammouth que nous prendrons soin de déposer dessus avec la grue mobile. Rien de fifou pour autant, quelques petites photos pour vous permettre de juger de la chose, mais ce n’est pas ici que nous nous attarderons.

Je me demande si la motard fait « brum brum » avec sa bouche telle une enfant sur une voiture marchant à pièces, pour s’imaginer que c’est elle qui conduit quand la plateforme est en mouvement.
C’est toujours le plus gros qui peut choisir sa place en premier, comme dans le bus de l’école !

– Le laboratoire mobile –

C’est ici qu’on fabrique la métamp… qu’on analyse les échantillons je voulais dire.

Alors là on passe aux choses sérieuses (même si l’engin de découpe nous avait déjà mis sur la voie), car avec ce laboratoire scientifique, on se met à construire un petit intérieur pour nos différents personnages participants à l’exploration arctique. Il faut dire que depuis le set 60190 on se demande où ces explorateurs trouvent un semblant de repos. Le laboratoire propose donc plusieurs fonctionnalités. Monté sur glisseurs contrairement au reste de la base mobile (pour signaler certainement qu’il a tendance à servir de base avancée une fois qu’il est détaché du reste de la caravane), il offre un grand espace vitré qui contraste avec les véhicules, gros mastodontes oranges et bleus dont la seule vitre est celle de leur cabine de pilotage.

A l’intérieur on trouve tout premièrement un espace dédié à l’analyse et à la photographie de spécimens trouvés lors de l’exploration. Le designer propose donc une table avec un os en train d’être scruté de près. Il est alors aisé d’imaginer récupérer la libellule du set 60191 ou la souris du set 60192 pour les emmener sur place. Par contre même avec la meilleure volonté du monde, il n’est pas possible d’y faire loger un tigre à dent de sabre (j’ai essayé … ne me regardez pas comme ça !) ou à fortiori le mammouth ; pour ceux-là on s’imaginera une base plus grande (à votre avis pourquoi on en trouve une dans mon décor ?) ou un retour par cargo arctique (coucou l’ancienne collection arctique) à Lego City.

De gauche à droite, on remarque le lit, la table d’étude, la machine à café, et l’écran de contrôle.

Nous avons donc vu cela, mais le laboratoire ne propose pas que cela, non. Il permet aussi d’accéder à la sacro-sainte MACHINE A CAFÉ du détachement scientifique (il est vrai que je me demandai depuis le set 60192 où le pilote avait trouvé le breuvage qui remplissait son mug). Une petite machine à café trône donc dans un coin, en face d’un écran de contrôle ; de l’autre côté du bâtiment mobile se trouve une couchette pour qui souhaite faire un petit somme avant de repartir se geler le miches à l’extérieur de la cabine surchauffée. Pourquoi surchauffée ? C’est une supposition de ma part lorsque je qu’ai vu l’indication que l’on ne manquera pas de poser (via un des 75 stickers fournis dans la boite) sur la porte d’entrée et que j’ai lamentablement collé de travers !

Quand tu cherches à aligner le visuel et non le sticker … Déformation professionnelle !

Pour finir avec ce module, l’extérieur propose des fixations pour les scies circulaires utilisées par les membres de l’expédition, certainement pour des analyses à l’extérieur du bâtiment … quoi que j’ai un doute : qui analyse quoi que ce soit avec une scie circulaire en dehors du menuisier bipolaire ? Ahem, on va partir du principe que c’est pour aider dans la découpe des glaces entourant les différents animaux préhistoriques prisonniers. C’est en tout cas indéniable que ce laboratoire permet une interaction avec le reste de notre base (heureusement) mais surtout avec les autres sets plus petits qui composent cette collection (ce qui est toujours sympathique).

Je suis convaincu qu’il leurs parle, un peu à la façon de la grosse baleine et son fusil dans Full Metal Jacket

– La grue mobile –

Ayé ! Nous voilà au gros morceau du set ! Le moment où les heures passées auparavant à monter et à contempler avec une fierté et une joie non feinte nos précédents véhicules nous paraitrons des minutes face à la construction que voilà est arrivé. Disons le tout net, ce véhicule est certainement un des plus impressionnants qu’il m’a été donné de monter depuis que j’ai (re)commencé à faire des Legos. Le monstre est gigantesque. Long de vingt et un centimètres, elle en impose vraiment comme pièce centrale de votre petite expédition arctique personnelle.

Oh la beauté !

Intéressons-nous tout d’abord à l’intérieur de la cabine de pilotage qui nous propose deux postes. L’un deux pilote la grue, l’autre conduit le véhicule. Joie rare, Lego nous a fournit assez de mini-figurines dans ce set pour pouvoir mettre une d’entre elles sur chaque poste de pilotage. Une petite tasse remplie ras la gueule de vieille gnôle de façon raisonnable d’une tisane de plantes ayant poussées dans une ferme éco-responsable en permaculture, est posée à l’avant, et quelques écrans de contrôles sont disposés ça et là. L’intérieur de la grue, comme celui du laboratoire d’ailleurs, est spacieux (ce qui est assez rare en général chez Lego) mais c’est, j’ai l’impression, plutôt courant dans les sets Lego Arctique qui dépassent les cinquante euroboules.

Le divin breuvage est en train d’être fabriqué !

Au dehors, le système pour faire pivoter la grue dans un sens ou dans l’autre fonctionne parfaitement. On trouve aussi enfin une utilité au système de fixation des caisses de matériel qui se trouve en fait être une partie de la grue qui permettra surtout de soulever le mammouth pour le déposer ensuite sur la plateforme logistique. C’est là qu’on arrive au seul point noir de ce set ; si le système permet de transporter sans soucis le mammouth et que même avec la grue à l’horizontale, le véhicule ne manque à aucun moment de stabilité (ce qui est d’ailleurs surprenant mais une chouette surprise), le système de levage est extrêmement sensible à l’extraction et aux mouvements lorsque le mammouth est attaché.

Le système d’attache couplé au crochet de la grue. Plutôt malin.

Je ne sais pas combien de fois j’ai dût remonter la grue lors des prises de vue nécessaires à la vidéo dévoilée plus haut. C’est peut être moi qui suis vraiment très mauvais mais à aucun moment je n’ai compris pourquoi elle se détache aussi facilement de son socle. C’est déjà assez crispant quand on est un adulte et qu’on essaye de faire attention et que le truc nous pète dans les doigts toutes les deux minutes … mais quand c’est votre fils de trois ans (et demi ! me demande-t-il de rajouter, parce que lui c’est un grand) qui veut forcément à tout prix ne jouer qu’avec cette pièce ultra-imposante et qu’il faut la remonter toutes les trois secondes … ça devient plus que lassant. Il manque clairement à l’ensemble une barre style Technic pour solidifier le tout.

Je me suis promis de ne pas commenter cette image

Il est dommage de se trouver avec un tel problème alors que jusque-là c’était le parfait sans faute. Une fois le tout assemblé, on passe son temps à déplacer les différents modules composants la base mobile en les connectant les uns aux autres dans tous les sens dans une sensuelle farandole, et à les faire aller d’un site d’extraction à l’autre, c’est vraiment très réussi. Le potentiel de jeu est vraiment très impressionnant, et Lego a ici un savoir-faire qu’on ne peut qu’apprécier.

Une photo pour prouver qu’effectivement, le véhicule tient bien avec le mammouth en hauteur et légèrement décalé.

– Et l’univers étendu alors ? –

Non non non ! Pas de Marvel Cinematic Universe dans ce titre trompeur, mais il est à remarquer que la gamme arctique a été associée à la franchise City (comme les autres gammes arctiques auparavant) tout comme l’a été la gamme exploration de la jungle (que je n’ai pas  encore testé). Si le lien avec l’univers City stricto-senso ne saute pas forcément aux yeux, c’est peu de le dire car en arctique faire du shopping dans la ville la plus proche nécessite de s’armer d’un peu de courage et d’abnégation, on en retrouve des liens dans diverses vidéos que Lego lance de temps à autre sur diverses plateformes avec un sens de la communication qui me laisse perplexe (ça buzze pas des masses quand ce n’est pas un truc vaguement 80’s qui ferait cracher les trentenaires et les quarantenaires au bassinet).

Ce qui m’intéresse vraiment, au-delà d’un potentiel lien entre le monde City originel et celui-ci, c’est le lien de toutes les boites de la gamme arctique entre elles. Ayant pu au court des articles de ce blog voir la quasi-totalité de ce que la gamme 2018 avait à offrir, je n’ai pu m’étonner et apprécier la cohérence qui existe entre ces divers sets, comme vous avez dût le sentir quand je présentait les différents éléments plus haut dans l’article.

Le set 60190 nous propose un explorateur qui va baliser le terrain qui lui semble propice à fouiller, dont il a les coordonnées sur sa tablette. Le set 60191, c’est les premiers renforts avec le journaliste qui vient enquêter sur les probables découvertes. Les renforts amènent du matériel de fouille un peu plus imposant et extrait un premier vestige archéologique (la libellule !) qu’ils vont s’empresser de ramener au camp de base. Le set 60192, c’est un véhicule plus lent qui arrive pour récupérer des blocs dégagés par les équipes au sol et découvrir un rongeur congelé. A partir de là le site est considéré comme plus que prometteur et la base envoie via le set 60193 les renforts aéroportés pour voir ce qui doit être transporté rapidement pour analyse. Les équipes au sol ont alors dégagé un tigre à dents de sabre dans son sarcophage de glace. L’hélicoptère rapatrie alors les deux mammifères vers la base et le set 60194 nous montre l’arrivée du véhicule d’exploration qui vient en éclaireur pour analyser directement sur place ce qu’il y a dans les environs. On commence alors à prélever des carottes de glace dans les monts environnants et on découvre plusieurs autres sujets intéressants (et une deuxième libellule, mazette ! qui sera analysée directement sur place). Le motard prend alors son engin et part en direction du camp de base pour ramener avec lui le set 60195 qui découvrira le mammouth.

Alors certes, c’est ma vision de la cohérence des sets les uns envers les autres, ce n’est peut être que mon imagination qui me fait m’inventer toute cette belle histoire (que je suis sûr d’avoir en partie déjà parlé dans une article précédent) mais cela me semble vraiment cohérent. Il ne serait pas forcément idiot de voir un lien d’histoire entre ces différentes boîtes. D’ailleurs à cette petite histoire il nous manque un dernier intervenant, mais nous y reviendront plus tard dans ce blog … les sets à plus de cinq cent pièces attendront encore un peu.

– Conclusion –

Le set au complet. Une belle collection à lui seul !

Donc, c’est enfin la fin de ce looooong article et enfin le temps de dire en résumé ce que je pense de ce set 60195 dit de la base arctique d’exploration mobile. Et bine que c’est un sacré coup de cœur. Certes, le set atteint à un centime près les cent euroboules, et ramené au nombre de pièces, il semble un peu onéreux (comme la plupart des set arctiques aussi), mais cela est quand même largement compensé par l’inventivité générale dont à su faire preuve Lego sur cette gamme-là, et qui profite à cent pour cent à ce set.

Si jamais vous êtes tentés par l’aventure, et que votre bourse vous le permet (surtout qu’en ce moment Lego et ses revendeurs écoulent les derniers stocks, donc les prix sont largement plus sympathiques actuellement), c’est certainement le set le plus sexy car il comporte tout ce qu’on peut trouver dans toutes les autres boitées rassemblées. On pourra toujours lui trouver des bémols comme sur chaque sets, mais ceux-ci sont tellement mineurs comparativement à ce que nous avons sous les mains qu’ils les sont largement compensés.

Donc c’est du tout bon, ce set est une vraie réussite et j’espère que cet article vous aura permis d’en faire le tour de manière assez complète. On va se quitter là et je reviendrai (muahahah !) plus tard pour vous présenter un petit set vintage, avant de finir l’exploration de la gamme arctique (oui oui, nous auront tout vu avant la fin 2020 … enfin en tout cas je veux y croire !). Avant de finir, je rappelle à nouveau que j’ai remanié ma chaîne Youtube (oui, je me répète) de manière à y ajouter toutes les vidéos sur une playlist spéciales. N’hésitez pas à y faire un tour de temps en temps. Il se peut qu’un jour je tente d’y ajouter des trucs qui ne seront pas dans le blog, même si ce n’est pas le projet pour l’instant.

Allez, sur ce, bisous bisous cœur avec des briques ! On se retrouve au prochain article !

P.S. : Si vous avez des remarques sur la tenue de ce blog (trop de photos, pas assez, photos mal faites, textes trop longs, trop courts, etc) n’hésitez pas à me laisser des commentaires, et j’essaierai de ne pas les ignorer !