N° du set6340
FranchiseCity
CollectionPompiers
Nb. de pièces177
Nb. de minifigs2
Âge conseillé5+
Prix max (occasion)25€
Pris max (neuf)80€ (gasp!)

Ah l’Australie ! Glorieux pays aussi souvent en proie aux flammes que je suis en proie à la modestie. Certes les derniers mois ont été plutôt funky de ce côté-là du globe ; cela est certainement dût à la mort de Wolverine qui n’est plus là pour défendre cette contrée magnifique. Dans les plaines australiennes, alors que le kangourou courait après la kangourette, répétant un rituel millénaire de parade nuptiale à base de projection de matière fécale à tout va qui n’est pas sans rappeler ce qu’on peut voir chez l’énarque moyen, le feu a pris tout le monde, et par surprise. Je me dis bien que j’aurai pu rentrer dans le potache en rebondissant sur la fin de ma dernière phrase de manière complètement grivoise, mais vous savez bien que ce n’est pas mon style. Ah ça non ! Bref les flammes. Dévastatrices les flammes d’ailleurs. Et qui sait qu’on appelle dans ces cas-là ? Si l’un d’entre-vous me répond « S.O.S. FANTÔME », je ne vous répondrai qu’une chose : « Vous êtes un nerd ! ». Si par contre vous me répondez « Les pompiers bien sûr ! », dans ce cas vous aurez certes raison, mais votre fayotage ne sera pas passé inaperçu pour autant.

Et oui, un camion pompier ! Encore un ! Et il va falloir vous y habituer car ça va être un classique de ce blog (oui j’aime bien les camions de pompier ! Et alors ? Y’en a bien qui aiment l’épisode 1 de Star Wars et je ne les critique pas … en public … ici-même … Bien qu’il n’aient pas d’âme !). Bref un camion de pompier donc, mais pas n’importe lequel,
non ; cette fois-ci nous allons repartir encore un peu dans le passé (j’ai essayé de partir dans le futur, mais ça craint un peu alors on va se concentrer sur le positif) et nous atteler à un set à l’ancienne encore une fois. Set vintage oblige, point de boîte ne sera présenté lors de la première photographie. Il faut dire que beau-papa est déjà bien gentil de me laisser le dépouiller de la collection de ses enfants, je vais pas non plus critiquer l’absence dudit contenant.

C’est donc parti pour un retour à l’année 1994, année où le marseillais moyen ne pouvait s’empêcher de danser le mia à tout bout de champs. 1994 c’est aussi l’année de la mort de Kurt Cobain pour les plus trentenaires d’entre-vous (enfin … de moins en moins trentenaire) et c’est aussi l’année de sortie de ce petit set 6340 que nous n’allons pas tarder à dépiauter de nos petits doigts boudinés. Cette petite présentation achevée, je sens que le peuple ne se tient plus, nous allons donc ouvrir ce fichu sachet et déverser de la brique de près de trente ans d’âge (comme un vieux malt) sur notre zone de montage !

Encore une boîte dérobée avant l’épidémie chez beau-papa ! Celle-ci n’avait pas de boite.

– Le montage –

Ah l’Australie ! Glorieux pays aussi souvent en proie aux flammes que je suis en proie à la modestie. Certes les derniers mois ont été… Comment ça je copie/colle de façon absolument pas discrète un paragraphe précédent pour meubler ? Mais je ne vous permet pas ! Bon alors le montage donc, parce que j’allais en parler avant d’être coupé, non mais ! Un petit coup d’œil sur les mini-figurines et les divers outils disponibles dans ce set pour établir directement un verdict sans appel : c’est un set de camion de pompier !

Deux pompiers trônent fièrement dans la boîte estampillée Legoland. L’un est un pompier standard de l’époque, avec sa petite tronche de mec trop heureux pour être honnête. Le costume est aussi le même que la plupart des combattants du feu de la période concernée. Le second est un peu plus rare (sans être unique) et cela se voit d’ailleurs à son prix sur le marché secondaire. C’est un vrai combattant des flammes dans sa combinaison grise de l’époque. Pour les équiper on a le droit à une petite hache (comme souvent) des plus standard, ça fait le job, ainsi que les sempiternelles bouteilles d’oxygènes accompagnées de leur respirateur.

Avant et après montage des mini-figurines. Oui je sais le respirateur est noir dans la boite d’origine, mais je n’en avais pas sous la main.

Le montage commence par l’avant du camion, ce qui est fait plutôt rapidement mais permet forcément aussi de jouer rapidement. La remorque est donc montée dans un second temps, ce qui n’est pas désagréable. Cela donne à l’ensemble, une fois terminé, un côté longiligne un peu étrange comparativement aux camions actuels beaucoup plus massifs. La construction en quatre tenons de large n’aide pas à cette impression d’un autre côté, mais le tout fait plus « camion » que ce à quoi l’on est désormais habitués. La construction de la remorque permet de voir les mécanismes qui interviennent dans le jeu comme les barres de stabilisation et l’échelle.

Rien de bien compliqué dans ce montage, même si on a toujours le problème des vieux manuels d’instruction qui expliquent que dalle, et surtout quelles sont les différentes pièces à utiliser pour un moment particulier de la construction. On reste donc sur quelque chose de très classique, même pour l’époque, où d’un autre côté, la frénésie de la nouveauté à tout prix n’avait pas encore pris pied dans le marché du jouet – spoilers : ça n’allait pas durer… On va donc regarder cela en vidéo, posez vous sur le canapé tranquillou bilou comme dit mon père qui est si vieux.

La musique accompagnant la vidéo est celle du niveau un du magnifique jeu de mon enfance Street of Rage. Street of Rage était une des seules raisons valables du haut de mes neuf ans qui pouvait justifier les six heures de bagnole me séparant de mes cousins, et surtout de leur Megadrive.

Pas mal pas mal, il ne me reste plus qu’un vrai appareil photo pour un meilleur rendu.

– Interactions et univers –

Il est beau le camion, il est beau !

Bon je ne sais pas ce qui a pris à Lego sur ce coup-là, mais je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi le designer s’est dit que plus il y avait de longueur d’échelle sur un camion plus c’était cool, mais clairement il n’y est pas allé de main morte. C’est donc avec une longueur maximale suspecte, voulue par quelqu’un qui avait certainement besoin de compenser un truc inavouable, que nous pouvons étirer notre échelle. C’est quand même la première fois que je vois ça, les camions plus gros se limitant désormais à deux, voire trois longueurs au maximum.

« Dis Gérard, à propos de l’échelle dans ta dernière création…
– Oui ? Qu’est-ce qu’il y a ?
– T’as pas un truc à nous dire, comme une frustration dont tu voudrais nous parler ? »

Pour le reste on est sur un camion tout ce qu’il y a de plus classique (d’un autre côté il a plus de vingt ans …) et surtout articulé, ce qui change des camions construit en un seul bloc qu’on a désormais dans les petits sets de combattants du feu. Comme toujours pour les véhicules de cette époque, c’est quatre tenons de large, ce qui en fait un véhicule vraiment très peu volumineux contrairement à ce que fait penser sa longueur (environ 4 à 5 tenons plus grand qu’un modèle actuel). Le design est, comme on le voit en dessous, complétement brut de décoffrage, et même si c’est normal pour l’époque un peu plus de punch aurait été le bienvenue.

« Ah qu’est-ce qu’on est serré au fond de ce… » Okay je me calme.

Pour le reste, mis à part cette merveilleuse association de couleur qui fait honneur à la grande chanson française le camion est parfaitement fonctionnel et propose de petites options que l’on retrouve rarement dans les petites boîtes actuelles comme les renforts de stabilité que l’on peut utiliser pour …. stabiliser le camion et utiliser l’échelle sans crainte de mouvements de balancier trop importants. Construction moins solide évidemment que ses petites sœurs modernes, le tout est à manipuler avec plus de précaution qu’à l’accoutumée, notamment en ce qui concerne la barre de maintien de l’échelle, qui a tendance à se détacher au fur et à mesure de son utilisation

Oui, c’est le genre de petit détail sexy qui flatte toujours l’œil de l’esthète.

Vous l’aurez donc compris, ce set est agréable est tout fait le job (pour peu qu’on n’y mette pas plus de vingt euroboules, soyons parfaitement honnête pour une fois…), et propose des fonctionnalités sympathiques et assez rares comme les barrières de sécurité clipsées sur les coté du véhicule. Après s’il peut satisfaire le collectionneur et ne sera pas rejeté par les plus jeunes, il est sans conteste un camion très peu sexy si on le compare aux canons actuels que nous propose Lego depuis quelques années, mais bon il faut savoir ce que l’on cherche : Le vintage ou la nouveauté. Tout est là.

Ça reste quand un véhicule très sexy malgré tout.

– Montages secondaires –

Et allez, c’est partit pour une série de montages supplémentaires qui nous sont présentés sur le verso de la boite. Au programme des réjouissances nous aurons à monter une petite Jeep, un bateau et son transport, une dépanneuse et … un autre camion avec échelle. Comme la dernière fois, je proposerai des notices de montages pour ceux qui voudrait réitérer l’expérience chez eux. Attention tout de même, il y a peut être mieux que ce que je propose, bien que l’on arrive toujours à quelque chose d’approchant. J’ai aussi tenté de prendre des photos avec plus ou moins le même angle de vue pour comparer.

On se dit toujours en voyant ça que ça va être chouette, et que ça va être beaucoup de tatonnement, et on a toujours raison !

Au moment où j’écris ces ligne, je me rends compte que la Jeep (ou en tout cas le mini-véhicule tout terrain) est un classique du montage secondaire du Lego de cette époque comme je l’ai déjà montré dans d’autres articles ici et . Pas forcément très complexe à monter en soi, le plus dur est d’arriver à obtenir un habitacle suffisamment grand pour y loger la mini-figurine du conducteur et le reste tourne tout seul. Une petite mise en jambe sympa qui se monte sans trop de soucis, et dont le manuel est disponible ici même !

Modèle on ne peut plus classique mais qui fonctionne très bien.

Les autres modèles sont un peu plus compliqués à réaliser. On poursuit donc avec le bateau et son transporteur. Si je suis assez surpris par le modèle (même si on a vu bien plus ambitieux – et raté – dans d’autres boîtes de cette période), je le trouve plutôt ambitieux et intéressant. La construction est plus complexe donc et demande un peu de réflexion avant d’arriver à quelque chose de potable. J’aime beaucoup l’idée d’utiliser la lance à incendie comme grappin et ça me donne pas mal d’idée de constructions maison. Certes sommaire mais plaisant, si l’idée vous vient de le construire c’est par ici que vous trouverez une aide au montage.

*Scène au ralenti* *Musique d‘Alerte à Malibu*

Et ça continue avec le camion de dépannage. Je suis un peu resté coi devant le modèle dont je ne comprend pas vraiment l’intérêt. Je me dis que je dois passer à coté d’un truc, mais le plateau ne touche pas le sol pour en faire un plateau de transport de véhicule, et ne possède pas de rebord pour pouvoir transporter un quelconque chargement. Enfin ce qui est par contre intéressant c’est que ça montre encore, si la chose était à prouver, les possibilités infinis de changement et d’adaptation d’un set par un esprit retord. L’aide à la construction que j’ai faite est disponible ici !

Et l’on finit ce tour d’horizon des montages secondaires par la construction d’un plus petit camion de pompiers. Par forcément inintéressant en soit, le modèle est quand même assez (trop) léger à mon goût. De plus on a le soucis d’avoir un camion assez vide une fois les barrières de sécurité enlevées. En tout cas cela fait un autre camion parmi les multiples possibilités de constructions alternatives que l’on peut aussi imaginer soit même ! Pour les intéressés, la notice d’aide au montage est disponible ici.

On dirait quand même un gros parpaing à roulette.

– Conclusion –

Bon alors … que penser du set 6340 dit (selon moi, car il n’y a pas de titre officiel en français) du camion avec échelle ? Et bien un set plutôt sympathique, surtout si on prend bien en compte la date de sortie du machin et le fait que les canons de l’époque n’étaient pas les mêmes. C’est un bon ajout au quidam qui possède une collection de sentant déjà la naphtaline, la comparaison avec les modèles actuels jurant un peu quand même, même si les schémas de couleurs sont restés sensiblement les mêmes.

Le seul véritable problème de ce set pour le collectionneur c’est son prix qui ne devrait théoriquement pas dépasser les vingt euroboules maximum et qui frise déjà avec les trente sur le marché secondaire. Ce n’est pas la première fois que je m’en attriste (je crois que je le fais dans tous les tests de sets vintages) mais je conseillerai un achat sans boite ni notice pour ceux qui sont intéressés, la facture est souvent divisée par deux et ces deux éléments (bien qu’indispensables à mes yeux de geek névrosé) sont disponibles sur le net.

Un jour la brique Lego vintage vaudra-t-elle son poids en or ?

En tout cas maintenant que c’est le confinement (enfin normalement … même si le message a du mal à passer dans la tête de certains), je vais avoir du temps pour poursuivre plus avant les différents tests en retard ! La prochaine fois on se retrouve avec le dernier set Arctique 2018 (depuis 2 ans que j’ai commencé les tests de cette gamme, il serait bon de terminer !) et on enchainera ensuite avec … je sais pas. Soit la gamme « Mission to Mars » 2019 soit des tests de Lego Creator 3-en-1. Si vous avez une préférence n’hésitez pas à me la donner dans les commentaires.

En attendant, bisous bisous de loin, et cœurs cœurs qui y est, vu que c’est semble-t-il la phrase la plus utilisée quand on croise Gérard au détour d’une ruelle, l’œil humide et le nez perçant … A moins que ce ne soit l’inverse ?

P.S. : Si vous avez des remarques sur la tenue de ce blog (trop de photos, pas assez, photos mal faites, textes trop longs, trop courts, etc) n’hésitez pas à me laisser des commentaires, et j’essaierai de ne pas les ignorer ! Ah et tant que j’y suis, je revends ce sets, vu que je commence à accumuler trop de Lego et que mon rangement maniaque m’impose de faire des choix pour faire de la place ! Si vous êtes intéressé, n’hésitez pas non plus à le signaler !